13/01/2017

Une bonne résolution 2017 : l’environnement !

« 69, année érotique », chantait Gainsbourg ; 2017 année de transition au WWF Genève, peut-on lui faire écho aujourd’hui avec malice.


Une page s’est tournée l’an dernier avec le départ de Françoise Chappaz, qui a incarné durant près de 30 ans les combats du WWF Genève et dont le nom restera associé à la longue lutte menée par de nombreux militants, des communes et le canton de Genève contre le surgénérateur de Malville.

(Permettez-moi une parenthèse : je suis en train de lire « Le démantèlent du cœur » de Daniel de Roulet, roman passionnant dans lequel il est question d’amour et du démantèlement de Malville et on y a apprend plein de chose sur cette centrale – en sus de la trame haletante du livre.)

Jean Pascal Gillig vient d’achever sa première année comme secrétaire régional du WWF pour Genève. Aidé par Julia Nerfin, qui est responsable des bénévoles, il étend le réseau du WWF en motivant et recrutant de nouvelles forces pour des actions de terrain, qu’il s’agisse d’animer un stand ou d’arracher des plantes invasives dans un biotope de valeur.

Des actions concrètes et des groupes de travail ont été mis en place, communication, biodiversité, nature en ville ainsi qu’un projet d’apiculture en collaboration avec le muséum. Le WWF veut travailler en collaboration avec le monde associatif, les décideurs, la population et les enfants, qui représentent une base incontournable pour l’avenir.

Pour ce faire nous allons développer le panda club, qui propose des activités environnementales pour les enfants et qui est coordonné par Chloé Zufferey, une jeune passionnée.

Si parmi vos résolutions pour 2017 vous avez inscrit la défense de l’environnement, contactez-nous par l’intermédiaire de notre site www.wwf-ge.ch soit par téléphone au 022 700 42 00.

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Commentaires

S'il est de notoriété publique qu'un mariage entre une carpe et un lapin ne saurait être consommé, vous qui semblez être dans la confidence, peut-être pourriez vous nous affranchir et nous confier le secret qui expliquerait le pourquoi et le comment cette alliance aussi discrète qu'incongrue entre le Panda et Unilever, célèbre fabriquant de savon, poudres à lessive et autres polluants exterminateurs de vie aquatique dont la liste pourrait remplir quelques bibliothèques, a pu l'être.

Le comble du cynisme mercantile me semble atteint lorsqu'on apprend incidemment que le fruit de cette union contre nature porte le nom de MSC, celui là même que l'on retrouve sous forme de pastille bleue apposée sur un nombre croissant de produits de la mer vendus au travers de réseaux jouissants d'un quasi monopole dans l'alimentaire. Cette estampille bleue qui est recommandé, que dis-je, prescrite voire imposée aux consommateurs n'est rien de moins qu'une certification "bon à consommer" (sic) que la progéniture improbable délivre (re-sic) aux pêcheries méritantes, après audit, selon ses critères aussi opaques qu'occultes. Les réfractaires sont arbitrairement privés du sésame bleu et là le Panda d'intervenir en qualité d’inquisiteur- prescripteur et d'établir la liste des produits qu’il décrète tricards. Ainsi donc la boucle est bouclée et le consommateur candide et captif sommé d'alimenter cette noria, cette corne d'abondance, obole qui lui vaudra l’absolution écologique (re-re-sic)à chaque fois qu'il la crachera au bassinet. Je concède qu'il y a tout de même de la sophistication dans la forme et du du progrès dans la méthode car, à une certaine époque, à Chicago, le Panda aurait eu à jouer de la mitraillette ou bien à lester les rebelles avec des souliers en ciment avant de les envoyer nourrir les poissons.

Ce qu’en dit, prudemment et préalablement pesé au trébuchet par une armée d’avocat, Greenpeace :

" MSC
Le label MSC (pour Marine Stewardship Council ou Conseil pour la gestion des ressources marines) a été créé par le WWF et Unilever (deuxième groupe agroalimentaire mondial). "

"Davantage qu’un critère distinctif labellisable à proprement parler, il s’agit plutôt d’une évidence pour toute industrie qui ne veut pas scier la branche sur laquelle elle est assise"
http://www.greenpeace.org/switzerland/Global/switzerland/fr/publications/agriculture/2009_Agriculture_Brochure_LabelsAlimentaires.pdf

Greewashing ?

Alors ? Le secret de ce mariage ? Unilever s’est muté en organisation à vocation exclusivement caritative ou bien le panda défroqué fait le trottoir ?

Écrit par : Giona | 13/01/2017

Bonjour Giona et merci pour ce commentaire. Le ministre des affaires étrangères de Norvège disait une fois dans une conférence TED que la diplomatie consiste à parler avec ses ennemis, car parler avec ses amis n'amène pas de progrès dans les relations internationales.
La défense de l'environnement, c'est pareil. Si le WWF ne parlait qu'avec les entreprises qui "font tout juste", il tournerait en rond. Pour faire avancer la prise en compte de l'environnement dans les politiques d'entreprises, il doit parler avec toutes les entreprises intéressées.
Quoique vous ou Greenpeace pensez du MSC, il existe et représente un progrès. Et contrairement à ce que vous écrivez, il n'y a pas d'injonction morale faite aux consommateurs d'acheter MSC. Vous êtes libre.
Un dernier mot: penser que seule un changement fondamental des pratiques d'enlever serait acceptable et compatible avec une éthique environnementale n'est rien d'autre qu'une pensée totalitaire.

Écrit par : Michel Chevallier | 14/01/2017

Bonjour Michel, je vous remercie également pour votre réponse. Si j'adhère sans réserve à la définition de la diplomatie invoquée, il me semble que dans le cas présent il ne soit nullement question de parler entre ennemis dans le but de convenir d'un modus vivendi voire de conclure un traité de paix mais plutôt d'une affaire de "famiglia", avec progéniture de surcroît. Et c'est précisément ce dernier point qui me choque et qui m'a induit à vous demander si le WWF ou bien Unilever dont les ADN respectifs sont antagonistes avaient changé de vocation ou bien s'ils auraient convenu du fait qu'il est bien plus judicieux de conclure un très discret mariage de raison bien que contre nature et d'être encore plus discret quant 'à leur qualité de géniteurs de MSC, leur créature. Evidement, nous pouvons user de rhétorique à l'infini, l'un pourra, en toute bonne foi, arguer du fait qu'il vaut mieux vider l'océan (...) avec une petite cuillère plutôt que de ne rien faire et l'autre pourra toujours rétorquer du fait qu'on ne dine pas avec le diable, même avec une très longue cuillère. Et, plutôt que d'invoquer un ministre de Norvège, pour justifier de cette association incongrue, je convoquerai le proverbe dit arabe préconisant d'embrasser la main que l'on ne peut pas encore couper qui me semble plus approprié.

Pour finir, je ne suis pas d'accord avec vous au sujet de MSC car il y a, en aval, une subtile injonction qui est faite au consommateur, et par de multiples canaux de communication. La stratégie est donc un peu plus sournoise car elle consiste à exercer un totalitarisme mercantile en amont de la chaîne et le consommateur qui n'y voit que du feu ne se voit plus, in fine, que disposer d'un libre choix relatif car il tend à se limiter aux produits estampillés de la fameuse pastille bleue, les autres étant graduellement évacués par les grands distributeurs qui se prémunissent ainsi des foudres "d'associations de consommateurs". Belle martingale !

Cela dit, je ne tiens pas plus que vous la parole de Greenpeace pour parole d'évangile, loin de là car je réprouve certaines de ses pratiques qui relèvent également d'un gouvernement totalitaire et je condamne sans appel celles d'un Paul Watson de Sea Shepherd qui relèvent, elles, carrément du terrorisme.
Une dernière précision, ne vous méprenez pas, je n’ai pas la fibre militante, le panda m’était plutôt sympathique avant que je ne découvre fortuitement un bout de l’envers de ce décor particulier de la mer et je trouve regrettable que même cette innocente créature si souvent associée à de belles causes se soit laisser aller à une pareille compromission grimée pour la circonstance en Vertu.

Écrit par : Giona | 15/01/2017

Bonjour Giona,
Juste pour éviter un malentendu: le MSC ce n'est pas le WF et Unilever, comme vous semblez le croire (https://www.msc.org/a-propos-du-msc/le-msc-en-10-points). C'est un programme indépendant, que le WWF a contribué à lancer, et qui vit sa propre vie. Il ne s'agit en aucun cas d'un "endorsement" d'Unilever par le WWF.
Juste pour la précision
Michel

Écrit par : Chevallier | 15/01/2017

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